indexJ'ai beaucoup aimé ce film réalisé par Kenneth Branagh. C'est un conte de fée Disney bien sûr, mais on aurait pu craindre que le passage du dessin animé aux personnages de chair et d'os en édulcore la magie. Et il n'en ai rien, j'ai même envie de dire qu'il est plus réussi que son homologue animé de 1951.


Très fidèle à son esprit, l'histoire est plus travaillée pour rendre le tout un poil plus crédible. Elle commence avec une Cendrillon enfant, qui ne s'appelle pas Cendrillon mais Ella. Le surnom lui viendra de Javotte et Anastasie, ses deux méchantes demi-soeurs, ce qui est occulté dans le dessin animé. L'intrigue autour du soulier de verre et la rencontre avec le prince diffèrent elles aussi de celles du dessin animé : cette dernière a lieu avant le bal, dans la forêt, un peu comme Philippe et Aurore/Rose dans La Belle au bois dormant. Les clins d'oeil aux autres contes Disney ne manquent d'ailleurs pas : des prises de vues aux alentours du château évoquant les fjords de La reine des neiges, une Madame de Trémaine (la belle-mère de Cendrillon jouée par Cate Blanchet) aussi délicieusement méchante (en moins excessive toutefois) que l'était Glenn Close en incarnant Cruella D'Enfer dans Les 101 dalmatiens (le film), et un prince ressemblant beaucoup, en plus jeune, à l'homme qui tombait amoureux de la princesse Gisèle dans Il était une fois.

En résumé, le merveilleux est au rendez-vous avec une histoire mieux ficelée, un prince plus présent et moins insignifiant (il a même un prénom, pourri certes, mais un prénom quand même), une qualité d'image et d'interprétation au top, de bons effets spéciaux. Bref, pour toutes celles et ceux qui ont gardé leur âme d'enfant, je le conseille. Et puis vos enfants, les jeunes filles en particulier, aimeront assurément.